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On vit mieux mais on est plus gras!
Les résidants de la région de Québec vivent
plus vieux et en meilleure santé mais la menace vient du
surpoids et du cancer qui est devenu la première cause
de décès.
C’est ce que nous apprend en substance le deuxième
rapport sur la santé des Québécois de la
région de la Capitale-Nationale rendu public ce matin par
le directeur de santé publique, le docteur François
Desbiens. Un bilan que ce dernier qualifie de «globalement
positif» avec tout de même des améliorations
à apporter dans certains domaines.
«La région de Québec performe habituellement
mieux que le reste du Québec, et c’est encore vrai
cette fois-ci» de constater le dr. Desbiens. Cette volumineuse
étude fait le sommaire de 60 sources différentes.
On y note que les maladies cardiovasculaires sont en recul, que
le nombre de fumeurs a diminué de façon importante
et que le taux de suicide, bien qu’élevé,
est en régression.
On vit plus longtemps à Québec et cette longévité
s’accompagne aussi d’une période en bonne santé.
L’espérance de vie a fait un bond de 3,8 années
en 20 ans et se situe à 77 ans chez les hommes et 80,1
an chez les femmes. Le tabagisme décline depuis 20 ans
et on dénombre 21% de fumeurs. Selon le docteur Desbiens
on atteint maintenant le bassin de fumeurs en forte dépendance.
Le cancer est devenu le tueur numéro un causant un décès
sur trois (32%) suivi des maladies cardiovasculaires (29%) et
de l’appareil respiratoire (9%). Le cancer du poumon est
le plus mortel, en baisse chez l’homme en hausse chez la
femme. Au Département de santé publique on attribue
ce phénomène aux années où les gens
fumaient beaucoup.
La véritable alerte provient maintenant du surpoids. A
Québec on compte 240,000 personnes en surplus de poids,
soit 60,000 obèses et 180,000 en surpoids pour un total
de 44% de la population. «Entre 1987 et 1998 les gens ont
surpoids sont passés de 29,3% à 45,6%, depuis 1998
c’est stable mais il faut que ça descende. C’est
inquiétant car cet excès de poids est source d’hypertension,
de diabète de type 2...des conséquences qui vont
nous rattraper à moyen terme. Si on n’arrête
pas prendre du poids, on va avoir des problèmes. Mes collègues
du CHUQ me disent qu’on trouve maintenant du»syndrome
métabolique«chez de jeunes enfants.»
La Santé publique sonne l’alarme aussi en ce qui
concerne la consommation d’alcool. Une personne sur quatre
en consomme en quantité élevée, soit cinq
verres dans la même soirée et pendant au moins douze
mois par année.
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