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Vaste offensive contre Al-Qaïda
En Irak, deux bombardiers B-1 et quatre chasseurs
F-16 de l’armée américaine ont pilonné
Arab Jabour, un village situé au sud de Bagdad et considéré
comme un repaire pour les islamistes radicaux du réseau
Al-Qaïda.
« 38 bombes ont été larguées au cours
des 10 premières minutes, pour un total de [18 000 kg].
Chaque bombardier est passé deux fois et les F-16 ont complété
l’opération », a déclaré l’armée
par voie de communiqué.
Ce bombardement aérien massif s’inscrit dans le cadre
de l’opération Phantom Phoenix, lancée lundi
par les armées américaine et irakienne, et dont
l’objectif est d’écraser Al-Qaïda.
L’opération, d’envergure nationale, survient
un an presque jour pour jour après que la Maison-Blanche
eut annoncé le déploiement de renforts dans les
environs de Bagdad. Cette décision, combinée au
changement d’allégeance des sunnites de la province
d’Anbar, à l’ouest de la capitale, a contraint
Al-Qaïda à se déplacer sur le territoire.
L’armée américaine affirme que les miliciens
de la nébuleuse terroriste se sont depuis retranchés
au nord de Bagdad, notamment dans les provinces Salaheddine et
de Diyala, où se trouve la ville de Bakouba, déclarée
capitale d’un califat islamique par Al-Qaïda.
Le général américain Mark P. Hertling, qui
commande les troupes dans le nord de l’Irak, croit que ses
troupes ont tué de 20 à 30 insurgés depuis
le début de Phantom Phoenix. Il a toutefois dit être
incapable d’évaluer les dommages causés par
le bombardement aérien de jeudi.
Depuis le début de cette vaste offensive contre Al-Qaïda,
6 soldats américains sont morts après être
tombés dans une maison piégée dans la province
de Diyala et 3 autres ont été tués dans une
attaque dans la province de Salaheddin.
« La sécurité opérationnelle est un
problème en Irak. Je suis certain que des informations
font l’objet de fuites », soutient le général
Hertling, en soulignant que l’armée irakienne utilise
des téléphones cellulaires et des communications
radio non sécurisées.
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