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Bush louange Harper
Au terme de sa rencontre, le président Bush
a félicité le Canada pour son engagement contre
le terrorisme, qui a notamment mené à l'arrestation
de 17 présumés terroristes à Toronto.
Il a également remercié les soldats canadiens pour
leur travail en Afghanistan, et s'est dit heureux que l'armée
ait prolongé sa mission dans la région.
Le président Bush a également remercié Stephen
Harper pour son leadership dans la conclusion d'une entente sur
le bois d'oeuvre.
Interrogé par un journaliste sur une éventuelle
participation canadienne au projet de bouclier antimissile américain,
le président Bush a soutenu qu'il n'avait pas cherché
à soulever la question. Il a dit comprendre qu'il s'agissait
d'un sujet délicat pour l'opinion publique canadienne.
Quant
au premier ministre Harper, il a affirmé que les ambitions
nucléaires de la Corée du Nord le préoccupaient,
mais a ajouté que cette menace ne le pousserait pas à
rouvrir le dossier du bouclier antimissile dans l'immédiat.
Lors de leur réunion, les deux hommes ont notamment parlé
d'approvisionnement énergétique et de certains dossiers
d'actualité internationale.
Aucune promesse sur les passeports
M. Bush a assuré à M. Harper qu'il était
lui-même ouvert à des modifications relativement
aux pièces d'identités qui seront exigées
aux frontières, mais que c'est au Congrès qu'appartiendra
le dernier mot.
De son côté, le premier ministre Harper a indiqué
qu'Ottawa était contrarié par le manque de collaboration
des Américains relativement au type de technologie qui
sera utilisé afin d'introduire, le 1er janvier 2008, une
nouvelle carte d'identification, qui se posera comme solution
de rechange au passeport.
Stephen Harper a fait valoir que les futures procédures
de contrôle aux frontières ne devaient pas limiter
les échanges commerciaux et sociaux entre les deux pays.
« Je veux juste rappeler au Congrès que si la
recherche de la sécurité signifie que les États-Unis
se ferment de plus en plus à leurs amis, les terroristes
auront gagné. Et je crois qu'aucun pays ne souhaite cette
situation » a-t-il indiqué.
La lune de miel se poursuit
Cette visite doit permettre à M. Harper de resserrer davantage
les liens qu'il a déjà tissés avec les États-Unis.
Sa décision d'augmenter considérablement les dépenses
militaires et d'accorder d'importants contrats aux avionneurs
américains a été bien accueillie par Washington.
Les signes de rapprochement ne manquent d'ailleurs pas. Le vice-président
Dick Cheney et d'autres personnalités politiques et militaires
américaines ont participé, mercredi en soirée,
à la réception privée donnée par l'ambassade
du Canada en l'honneur de Stephen Harper.
La visite du premier ministre Harper coïncide avec le 60e
anniversaire du président Bush, qui a bien besoin d'appuis
de chefs conservateurs à un moment où il mène
une guerre plus impopulaire que jamais.
C'est la première visite officielle d'un premier ministre
canadien à Washington depuis avril 2004, époque
où Paul Martin était premier ministre.
Quelques jours après son retour des États-Unis,
Stephen Harper partira pour la Grande-Bretagne, où il rencontrera
son homologue Tony Blair. Le premier ministre se rendra par la
suite au sommet du G8, à Saint-Pétersbourg, en Russie,
puis il passera deux jours en France, où il s'entretiendra
avec le président Jacques Chirac. Le bureau de M. Harper
n'a pas précisé l'objet de ces rencontres.
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