|
Harper promet de se mêler de ses affaires
Dans un discours ouvrant la conférence de
la Fédération canadienne des municipalités
(FCM), à Montréal, le premier ministre Stephen Harper
a répondu vendredi aux maires canadiens qui veulent atteindre
l'équilibre fiscal.
M. Harper a reconnu l'existence d'un problème, créé
selon lui par les gouvernements précédents, mais
en a fait d'abord une question de redistribution des responsabilités.
« Le gouvernement fédéral a équilibré
son budget par une réduction des transferts aux provinces.
Les municipalités ont payé la facture. Ottawa s'est
mêlé des affaires provinciales et locales »,
a expliqué le premier ministre.
Stephen
Harper n'a pas promis plus d'argent que ce qui est prévu
dans le dernier budget fédéral. Selon lui, un nouveau
partage des responsabilités se traduira de toute manière
par plus de transferts aux provinces, et moins d'argent accumulé
à Ottawa. « Nous ne nous attendons plus à
de grands surplus budgétaires », a-t-il dit.
Le premier ministre a ajouté qu'Ottawa se consacrerait
désormais à ce qu'il considère comme ses
propres responsabilités : les affaires autochtones,
la sécurité à la frontière et le financement
de l'armée.
Des fleurs au Québec
Stephen Harper a salué le pacte fiscal signé en
avril entre le gouvernement du Québec et les municipalités.
Cette entente permet de doubler les revenus des villes d'ici 2013.
« Le Québec protège ses responsabilités
constitutionnelles avec zèle », a affirmé
M. Harper, en invitant les maires du reste du Canada à
s'inspirer du modèle québécois.
M. Harper a également rappelé ses engagements budgétaires
envers les municipalités, en incluant les milliards promis
pour les infrastructures, les investissements pour le transport
en commun et le logement abordable, ainsi que les engagements
en matière de sécurité. Il a également
mis l'accent sur le maintien des transferts provenant de la taxe
sur l'essence et du remboursement complet de la TPS.
Jeudi, dans une réunion en marge de la conférence
de la FCM, les maires des 22 plus grandes villes canadiennes ont
réclamé de nouvelles sources de financement, en
plus d'un nouveau partage des responsabilités, pour régler
le déséquilibre fiscal. Le maire de Montréal,
Gérald Tremblay, a déploré le fait que les
taxes foncières représentent environ 80 % des
revenus des villes.
Les quelque 1400 dirigeants municipaux poursuivront leurs discussions
jusqu'à lundi dans le cadre de ce congrès.
Arriba
|