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* John Howard aux Communes

* Riposte sanglante de la police

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Quinze personnes, dont un policier, ont été tuées jeudi au cours des affrontements qui se sont poursuivis pour la sixième journée consécutive dans l'État de Sao Paulo, au Brésil. En outre, 28 autobus ont été incendiés.

Des autobus ont été incendiés

Selon un nouveau bilan officiel, les attaques de l'organisation criminelle Premier commando de la capitale (PCC) et la contre-offensive des forces de l'ordre ont fait 170 morts depuis vendredi dernier: 107 assaillants présumés, 41 policiers, 18 prisonniers et 4 passants.
Au total, la police a procédé à 124 arrestations et saisi 146 armes, notamment des grenades, des fusils et des mitraillettes.

Une entrevue met le feu aux poudres
La tension est montée d'un cran après la diffusion d'une entrevue avec Marcos Williams Camacho, dit Marcola, le chef du PCC qui est considéré comme le cerveau des attaques. « Nous sommes prêts à faire beaucoup plus », at-il déclaré à la télévision TV Bandeirantes depuis la prison à haute sécurité où il se trouve en cellule d'isolement.
Selon Marcola, les autorités policières ont déclaré la guerre à son groupe et ne veulent pas véritablement régler la situation. Le chef du PCC a revendiqué la série d'attaques lancées vendredi contre la police et les mutineries dans les prisons pour protester contre le transfert de 765 détenus vers une prison à haute sécurité.

Mais le secrétariat de l'État de Sao Paulo met en doute l'authenticité de cette entrevue. « Nous avons l'absolue certitude que Marcola n'a accès à aucun téléphone », a dit un porte-parole de l'administration à l'AFP.
Les organisations des droits de l'Homme s'inquiètent
La police a engagé une riposte sanglante, sans qu'il soit possible de déterminer si les suspects tués étaient tous des assaillants. Les organisations de défense des droits de l'Homme sont inquiètes.

Ariel de Castro Alves, coordinateur du Mouvement national des droits de l'Homme, affirme que « des groupes d'extermination encagoulés opèrent en ville ».
« Nous sommes préoccupés par les assassinats par des gens en cagoule, a renchéri le contrôleur de la police de Sao Paulo, Antonio Funari Filho. Tous les homicides non élucidés, dont la police n'assume pas la responsabilité, peuvent être le fait de commandos parallèles ou de policiers vengeant leurs collègues. »
Sao Paulo, troisième ville au monde avec environ 20 millions d'habitants, est confrontée depuis longtemps à une criminalité débordante, favorisée par son rôle de plaque tournante du trafic de cocaïne à destination de l'Afrique, de l'Europe et du marché intérieur.

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