Comité de soutien au poète et journaliste cubain Raúl Rivero

Fidel Castro prédateur de la liberté de la presse

La Découverte et Reporters sans frontières présentent:
“Cuba, le livre noir”


Le ranch de Michael Jackson construit pour séduire les enfants


Comité de soutien au poète et journaliste cubain Raúl Rivero

À l'appel de Reporters sans frontières et de l'association Sin Visa, plus de mille personnes se sont réunies dans la grande salle du théâtre du Rond-Point à Paris et devant un écran placé à l'extérieur, lors d'une soirée de solidarité avec le peuple cubain Cuba Si, Castro No, présidée par l'écrivain Jorge Semprun et orchestrée par le metteur en scène et directeur du théâtre Jean-Michel Ribes, le 29 septembre 2003.

Des intellectuels, écrivains, journalistes et historiens (Laure Adler, Michel Broué Louis Joinet, Eduardo Manet, Robert Ménard, Edgar Morin, Christine Ockrent, Edwy Plenel et Benjamin Stora…) et des personnalités du monde des arts et du spectacle (Pedro Almodovar, Pierre Arditi, Ariane Ascaride, Catherine Deneuve, Sophie Marceau, Barbara Schulz, Yves Simon, Marisela Verena) se sont ainsi mobilisés pour rappeler la situation des droits de l'homme à Cuba et sensibiliser le public à son nécessaire engagement en faveur des 75 dissidents récemment emprisonnés pour avoir osé braver Fidel Castro.

Après les images du procès Ochoa en 1989, Catherine Deneuve a ouvert la soirée en lisant un extrait d'un discours prometteur de Fidel Castro en janvier 1959, dans lequel il déclarait " Le temps est venu pour les fusils de s'agenouiller devant l'opinion publique ".
" Plus de quarante ans ont passé et le peuple est toujours agenouillé devant les fusils. Nous sommes ici pour exiger de Castro qu'il tienne ses promesses ", a enchaîné Jorge Semprun, président de la soirée. Ce dernier a dénoncé " les occultations de la vérité restées longtemps l'apanage de la gauche."

Cristina Rivero, première des deux filles de Raúl Rivero, fondateur de l'agence de presse Cuba Press, venue spécialement de Miami pour témoigner du sort réservé à son père, condamné à 20 ans de prison, a invité le public à " ouvrir les yeux sur Cuba ."
Pedro Almodovar, pour sa part, s'est adressé au chef de l'Etat cubain : "Monsieur Castro, il y a 44 ans, le monde démocratique vous admirait pour avoir libéré le peuple cubain d'une terrible dictature. Depuis mon modeste rôle de réalisateur espagnol, je vous conseillerai de vous comporter à nouveau comme un révolutionnaire et de libérer votre peuple d'une autre dictature, celle que vous-même incarnez."

comite rivero

L'organisaton de défense de la liberté de la presse et Sin Visa ont proposé des actions concrètes et la création d'un comité de soutien à Raúl Rivero, lauréat du Prix Reporters sans frontières - Fondation de France en 1997, qui est, aux yeux du monde, l'une des figures emblématiques de la dissidence cubaine privée de parole.

Parmi les premiers membres signataires de ce comité de soutien présidé par Jorge Semprun : Laure Adler, Pedro Almodovar, Pierre Arditi, Ariane Ascaride, Philippe Augier, Michel Broué, Pascal Bruckner, Elizabeth Burgos, Daniel Cohn-Bendit, Ileana de la Guardia, Catherine Deneuve, Laurent Fabius, Christophe Girard, Romain Goupil, Michel Granger, Bernard Henri-Levy, Jack Lang, Louis Joinet, Bernard Kouchner, Noël Mamère, Eduardo Manet, Sophie Marceau, Jorge Masetti, Robert Ménard, Carlos Monsivais, Edgar Morin, Christine Ockrent, Edwy Plenel, Hugues Quester, Jean-Michel Ribes, Cristina Rivero, André Rossinot, Barbara Schulz, Jorge Semprun, Yves Simon et Benjamin Stora.

Ce comité, animé conjointement par Reporters sans frontières et Sin Visa, mènera prochainement différentes actions en faveur de l'ensemble des dissidents:
- La publication d'un livre noir sur Cuba, présentant des documents et rapports d'organisations des droits de l'homme sur la situation dans le pays,
- La réalisation d'un film documentaire sur l'histoire de la liberté de la presse à Cuba, avant et après 1959,
- La diffusion d'une campagne de presse de sensibilisation à l'attention des touristes qui choisissent Cuba comme destination (création Les ouvriers du paradis),
- Reporters sans frontières interviendra prochainement auprès de l'Union européenne pour réclamer des sanctions envers les hauts responsables politiques cubains,
- L'organisation lance un appel pour que les médias soient plus nombreux encore à parrainer le journaliste et poète Raúl Rivero.

En mars dernier Fidel Castro emprisonnait près de 80 dissidents et les condamnait à des peines allant de 14 à 28 ans de prison. Ecrivains, journalistes, défenseurs des droits de l'hommes, opposants rejoignaient ainsi les geôles cubaines, situées souvent à des centaines de kilomètres de chez eux. Brimés, privés de visite et humiliés, ces " traîtres contre-révolutionnaires " se sont vu depuis confirmer leurs peines. Le poète et journaliste Raùl Rivero était ainsi condamné à 20 ans de prison lors d'un procès à huis clos qualifié de " stalinien " : justice expéditive, négation du droit à la défense, témoignages d'agents infiltrés, dossiers montés depuis des mois, dépositions de voisins, accusations reposant uniquement sur des délits d'opinion…

Le public est aujourd'hui invité à se mobiliser et à envoyer des dons pour permettre au comité de soutien de fonctionner et de proposer régulièrement de nouvelles actions (chèque à l'ordre de Reporters sans frontières qui ouvre un programme dédié spécialement à ce comité)

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Fidel Castro prédateur de la liberté de la presse


Castro

Depuis leur arrestation lors de la vague de répression lancée par les autorités le 18 mars 2003, une trentaine de journalistes, qui purgent des peines allant jusqu'à 27 ans de prison, sont détenus dans des conditions très difficiles.
Cellules d'isolement remplies d'immondices, privation d'eau ou de médicaments, agressions par les gardiens, annulation des visites... le régime de Fidel Castro ne recule devant rien pour dissuader la presse indépendante, par ailleurs continuellement harcelée, d'exister. Cuba est la plus grande prison du monde pour les journalistes.

Derrière les violations de la liberté de la presse se cachent des responsables et des commanditaires. Qu'ils soient président, ministre, chef d'état-major, chef religieux ou leader d'un groupe armé, ces prédateurs de la liberté de la presse ont le pouvoir de censurer, emprisonner, enlever, torturer et, dans les pires des cas, assassiner des journalistes. Pour mieux les dénoncer, Reporters sans frontières dresse leurs portraits.

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La Découverte et Reporters sans frontières présentent:
“Cuba, le livre noir”

En vente dès le 11 mars. Un livre nécessaire pour tous ceux qui, au-delà des clichés et des passions, cherchent à mieux comprendre la réalité cubaine.

Reporters sans frontières a rassemblé dans cet ouvrage des rapports d'organisations de défense des droits de l'homme qui décrivent l'ampleur de la répression lancée par Fidel Castro au printemps 2003, avec 75 dissidents arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Ces rapports reviennent également sur le fonctionnement d'un régime totalitaire où la liberté de l'individu n'a décidément pas sa place.

Cuba, le livre noir


En mars 2003, alors que le monde a les yeux tournés vers l'Irak, Fidel Castro lance une vague de répression sans précédent : soixante-quinze dissidents - journalistes, militants des droits de l'homme, syndicalistes, bibliothécaires… - sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Au total, 1 453 années de prison, le plus souvent pour " activités contre l'intégrité et la souveraineté de l'État ". Partout dans le monde, les protestations se multiplient. L'image romantique de la Révolution de 1959, savamment entretenue par La Havane, s'effrite.

Les organisations de défense des droits de l'homme, elles, n'en étaient plus dupes depuis longtemps. Leurs rapports, rassemblés ici à l'initiative de Reporters sans frontières, décrivent l'ampleur de la répression du printemps 2003. Ils reviennent également sur le fonctionnement d'un régime totalitaire où la liberté de l'individu n'a décidément pas sa place. Ce livre noir propose également une série de documents de référence pour mieux comprendre la politique répressive du régime castriste, mais aussi la résistance qui s'affirme. En premier lieu, les textes de loi qui servent à tenter de justifier l'injustifiable. Ensuite, pour mieux connaître cette opposition accusée d'être un " agent de l'impérialisme " américain, les principaux manifestes autour desquels la dissidence tente de conduire Cuba vers une transition démocratique.

Enfin, une série de portraits de journalistes emprisonnés permet de mettre un visage sur cette société civile trop peu connue et dont Fidel Castro espérait se débarrasser dans l'indifférence.

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